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14 Nov 2017
Le LikeJacking : Retour de flamme pour Firerank

Le LikeJacking : Retour de flamme pour Firerank

Le « LikeJacking » signifie « détournement de Likes ». Bien que frauduleuse, cette pratique de Growth Hacking est très connue des pages Facebook pour développer gratuitement leur nombre d’abonnés. Mais il faut savoir que Facebook condamne formellement cette pratique. S’adonner au LikeJacking c’est risquer le bannissement à vie sur le réseau social.

Comprendre le LikeJacking

Pas besoin de grandes compétences techniques, n’importe qui peut faire du LikeJacking. Sur Facebook, on a la possibilité d’exporter le bouton « J’aime » d’une page sur notre site. Ensuite avec un peu de code et de CSS – rien de très compliqué – le bouton devient transparent comme par enchantement. Il suffit donc de le placer à n’importe quel endroit cliquable du site, un lien ou un bouton par exemple, pour que les visiteurs cliquent sur le bouton « J’aime » de votre page sans même s’en rendre compte.
Et il faut dire que si cette pratique était autant répandue, c’est parce que jusqu’à présent Facebook ne sanctionnait pas cette technique. Mais cette époque est révolue, et les entreprises ayant eu recours à ce genre de pratiques en paient aujourd’hui les frais.

Le grand nettoyage de Facebook

Le 1er novembre dernier, Facebook a décidé d’éteindre le flambeau du célèbre média social Firerank en bannissant leurs pages Facebook. En seulement quelques années, Firerank avait développé une communauté de 12 millions d’abonnés cumulés. Mais bien évidemment, cette communauté ne s’est pas construite naturellement à 100%. Comme la grande majorité des pages à forte audience que l’on connait, Firerank s’est adonné à des techniques de LikeJacking à un certain moment de leur évolution. Charles Marginier, cofondateur de Firerank, avoue sur son LinkedIn peu après les faits avoir utilisé des techniques de LikeJacking à leur début mais assure également que sa page représentait plus de 1,7 milliard de vues naturellement et un taux d’engagement exceptionnel. Dans une tribune LinkedIn, Charles Marginier explique « À cette époque, il était possible de créer une page en utilisant un nom stupide tel que « Mieux vaut être saoul que con ça dure moins longtemps », acquérir 1 million de fans en 24 heures juste par la viralité, puis publier un lien par jour vers son e-commerce et vendre 100 paires de chaussures à chaque fois ».
Mais cela n’a pas empêché Facebook de bloquer tous les accès aux pages de Firerank, y compris les pages et profils perso, pour non-respect des règles imposées par le réseau social. La sentence est claire et irrévocable. Et malgré leurs très bons résultats, la taille de leur communauté et l’investissement financier de l’entreprise, les employés de Firerank se sont retrouvés, du jour au lendemain, au chômage partiel.Cette histoire fait réfléchir, et laisse penser qu’aucune page Facebook n’est à l’abri d’être « blacklistée » et supprimée par le réseau social. Le Growth Hacking est une pratique risquée, et à jouer avec le feu, on finit toujours par se brûler.

Arnaud - Master of bots

Aussi à l'aise avec la création de bots qu'avec des tableaux Excel, Arnaud est un véritable couteau-suisse made in Haut-Rhin ! Notre assistant marketing junior c'est le dandy du SEO et du SEA, et toujours avec beaucoup de "classe" s'il vous plaît !

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